Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 15:13

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 20:45

Les propositions d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, appelées « pacte de compétitivité » sont inacceptables et constituent une menace considérable sur notre modèle social et démocratique. NON nous n’acceptons pas l’austérité salariale et la flexibilisation du marché du travail. NON, nous n’acceptons pas l’allongement de l’âge de la retraite et son évolution systématique en fonction du vieillissement. NON, nous n’accepterons pas que l’interdiction de déficits soient inscrits dans la constitution. Signez la pétition en cliquant ici.

Le texte de la pétition:

 

Les propositions d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, appelées « pacte de compétitivité » sont inacceptables et constituent une menace considérable sur notre modèle social et démocratique.

NON, nous n’acceptons pas l’austérité salariale et la flexibilisation du marché du travail.

Les salaires ont déjà connu une quasi stagnation pour une grande masse des salariés et même - singulièrement en Allemagne, mais aussi en France - pour certains un recul. Il faut au contraire engager une politique de revalorisation salariale et garder l’indexation salariale sur l’inflation dans les pays où elle existe. Le décrochage risque de provoquer un cataclysme et un appauvrissement généralisé de la population.

NON, nous n’acceptons pas l’allongement de l’âge de la retraite et son évolution systématique en fonction du vieillissement.

Inutile de rappeler le mouvement et la mobilisation des français qui veulent défendre le droit à la retraite à 60 ans, que nous voulons restaurer. Déjà le passage à 62 ans est inacceptable mais là c’est 67 ans qui est prôné, au nom de l’alignement au modèle « vertueux » de l’Allemagne, qui de surcroit à une démographie en déclin! La conséquence de ce genre de décisions est l’apparition massive de retraités pauvres et des masses de salariés fatigués usés.

NON, nous n’accepterons pas que l’interdiction de déficits soient inscrits dans la constitution.

Seul le peuple souverain, son parlement, peuvent décider selon les circonstances économiques des choix budgétaires adaptés aux situations. Parfois il faut investir et dépenser pour en recueillir ultérieurement les fruits, même en termes d’équilibre budgétaire. Inscrire dans la constitution un cadre contraignant est la négation de la démocratie et l’asservissement à un dogme.

C’est donc trois fois NON !

La Confédération Européenne des Syndicats a fait connaitre son opposition à ce pacte.

Pour le Président du PSE, Poul Nyrup Rasmusen, ce pacte fait insulte à des millions d’Européens à qui l’on demande de nouveaux sacrifices sociaux alors que la finance n’est toujours pas contrôlée.

Nous ne concevons pas un « gouvernement économique » ni comme prétexte à l’abandon de toutes les grandes avancées sociales du siècle précédent, ni comme dessaisissement démocratique des citoyens et des peuples !

La compétitivité « promise » par les libéraux n’est fondée que sur une restriction budgétaire permanente et sur des reculs sociaux majeurs et durables. C’est tout l’inverse de ce qu’il convient de faire pour asseoir la relance de la croissance, à savoir le soutien au pouvoir d’achat des couches populaires, l’innovation et les investissements d’avenir et l’instauration d’un juste échange favorisant un progrès continu pour les salariés de nos pays et du monde.

Le pacte de stabilité monétaire avait déjà été présenté comme indispensable pour assurer la cohésion de la zone euro, permettre la création de millions d’emplois et une économie performante. Il a contribué, au contraire, à brider les investissements, à entretenir le chômage de masse, à accroitre les inégalités au sein de la Zone euro tant entre pays qu’entre citoyens, à freiner la croissance de notre continent sans même parvenir à réduire les déficits publics.

Ces choix nous ont conduits dans le mur, la crise financière a montré le scandale et les dangers de ce système. Les Etats et les peuples ont du payer – et payent encore- un lourd tribu à cette crise, il est hors de question qu’ils doivent continuer à faire les frais de cette situation, et moins encore d’inscrire dans la durée des reculs inacceptables qui ne profiteront qu’aux détenteurs du capital et autres investisseurs financiers.

Ce pacte de compétitivité n’est donc pas négociable. C’est une toute autre logique que nous devons défendre et qui est fondée sur certains préalables: une clause systématique de non recul et de la nation la plus favorisée, l’instauration des convergences sociales et harmonisations fiscales vers le haut, un budget européen soutenant des filières industrielles, des investissements d’avenir, une solidarité entre régions riches et pauvres de l’UE, un pacte de relance de la croissance fondé sur la relance de la consommation intérieure en Europe et des protections ciblées pour contrecarrer les délocalisations et le dumping social et environnemental. Enfin autoriser la Banque centrale européenne a émettre des « eurobonds » pour stabiliser l’euro.

Lors du dernier Conseil européen, ce pacte a fait l’objet de vives critiques de la part de l’Autriche, de la Belgique, de l’Espagne, de l’Irlande, du Luxembourg, de la Pologne et du Portugal.

Malheureusement, la Commission Européenne a d’ores et déjà rédigé un ensemble de six directives imposant, dans le cadre de la gouvernance économique de l’Union Européenne, des sanctions financières quasi-automatiques en cas de non respect du pacte de stabilité, et instaurant un pacte d’austérité salariale invitant les Etats membres à améliorer leur compétitivité en abaissant leurs coûts salariaux ! Le contenu régressif de ces directives, actuellement discutées au Parlement européen, doit être âprement combattu par le groupe des Socialistes et Démocrates !

Je signe cette pétition:

- pour refuser tout compromis sur les bases de ce pacte de compétitivité et de directives qui en seraient la traduction

- pour que soit organisée une riposte conjointe des socialistes et de la gauche européenne, de mobiliser l’opinion afin de faire échec à ce projet 

- pour fédérer en France les forces de gauche pour empêcher l’inscription dans la constitution de la limitation des déficits, pour manifester contre les décisions qui se préparent au sommet européen de mars, en lien avec les organisations syndicales et d’exiger un référendum en cas d’acceptation par Nicolas Sarkozy de ce pacte.

 

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 18:53

 

http://www.unmondedavance.eu/local/cache-vignettes/L180xH240/arton916-5631f.jpgSi la gauche revient au pouvoir en 2012, que doit-elle faire pour rompre avec la spirale libérale qui a dévalorisé le travail, en l’acculant à des exigences de rentabilité disproportionnées, des notions de court-terme et à une intensification insupportable…

 

Nos propositions s’articulent autour des axes suivants:

Reconnaissance du travail

Effectivité du droit : défense du droit du travail et amélioration de l’accès aux droits

Démocratie sociale

Protection des salarié-e-s

Lutte contre la flexibilité, la précarité et les licenciements faciles

Réhabilitation du collectif de travail et remise en cause de la sous-traitance, de l’auto-entreprenariat, et tout ce qui à trait au « mythe de l’indépendance »

 

Rétablir la hiérarchie des normes pour mieux protéger les salariés

Rappel de la pyramide des normes: Accord national interprofessionnel > accord de branche ou territorial > accord d’entreprise > contrat

Une norme inférieure ne peut comporter de disposition moins favorable que la norme supérieure.

 

Défendre la durée légale du travail à 35h hebdomadaire et reprendre la marche de la réduction du temps de travail

Les salariés doivent disposer de 2 jours consécutifs de repos hebdomadaires dont le dimanche, toute exception doit être justifiée et faire l’objet d’une majoration salariale.

Le travail dominical, les jours fériés et de nuit doit faire l’objet d’une majoration salariale de 100%.

Le recours aux heures supplémentaires doit être limité, en utilisant en direction de l’employeur le levier de dissuasion suivant: majoration de 50% pour les 4 premières heures supplémentaires et de 100% pour les suivantes et suppression de leur défiscalisation.

Les horaires de travail de chaque salarié doivent faire l’objet d’un enregistrement fiable y compris pour les cadres.

 

Mieux contrôler les licenciements

Les Comités d’entreprise (CE) doivent pouvoir saisir le juge pour obtenir la suspension des procédures de licenciements économiques.

Les licenciements ayant pour objectif d’augmenter la rentabilité de capital doivent être considérés comme dépourvus de motifs réels et sanctionnés.

La logique de la rupture conventionnelle doit être remise en cause

 

Lutter contre la précarité et la flexibilité

Le CDI doit rester la norme en matière de contrat de travail.

Le recours au CDD et à l’intérim doit être plus et mieux encadré et faire l’objet de surcoûts dissuasifs.

Le temps partiel doit être rigoureusement encadré (pas de contrat inférieur à un mi-temps, soit 17h30 hebdomadaires, sauf pour les « particuliers-employeurs », dans le cadre des services à la personne).

Le recours à la sous-traitance doit être également strictement encadré:

  • Interdire la sous-traitance à plus de 2 niveaux
  • Rendre pénalement, civilement et économiquement responsable le donneur d’ordres
  • Aligner la convention collective du sous-traitant sur celle du donneur d’ordres
  • Donner la possibilité aux organisations syndicales des entreprises donneuses d’ordres de défendre les salariés des entreprises sous-traitantes à leur demande

Suppression du statut d’auto-entrepreneur

 

Promouvoir une réelle reconnaissance du travai

Revalorisation des salaires (hausse du SMIC et négociation salariale nationale)

Ajustement d’une part variable des salaires des cadres dirigeants sur des indicateurs de conditions de travail et de bien-être des salariés

Les objectifs fixés aux cadres dirigeants doivent être rendus publics: rédaction dans toutes les entreprises d’un rapport « performance-reconnaissance », élément de débat au sein de l’entreprise sur les conditions de travail

 

Permettre l’accès de toutes et tous au droit et à la justice du travail

Connaissance du droit: garantir cette connaissance dès le premier contact avec l’entreprise et le monde du travail (pendant la scolarité dès qu’il y a stage ou découverte de l’entreprise)

Introduction dans toutes les entreprises de la légitimité du fait syndical. Tous les salariés, quelle que soit la taille de l’entreprise, doivent pouvoir disposer de représentants protégés:

  • Permettre l’accès de toutes les entreprises aux organisations syndicales
  • Étendre les prérogatives des délégués du personnel dans les entreprises de moins de 50 salariés
  • Renforcer les prérogatives des CE sur tous les projets concernant l’emploi, l’organisation et les conditions de travail
  • Créer pour les TPE, des délégués de sites ou multi-entreprises mandatés par les organisations syndicales

Renforcement de l’efficacité des représentants élus des salariés:

  • Renforcer la formation, obligatoire et gratuite de tous les représentants
  • Améliorer leur accès à la connaissance de l’entreprise
  • Renforcer le droit à l’information des CE en cas de vente, rachat ou OPA
  • Étendre à tous les projets ayant un impact sur l’emploi, la possibilité de recours à des experts choisis par les CE et payés par l’entreprise

Instauration des actions collectives:

  • Rendre possible la « class-action » en matière de droit du travail
  • Ouvrir aux CE le droit d’introduire des actions au nom des salariés qu’ils représentent
  • Mise en place d’une politique pénale nouvelle en matière de respect du droit du travail et de protection des salariés

Amélioration du dispositif d’aide juridictionnelle: Permettre à chacun de défendre ses droits

 

Améliorer la santé et les conditions de travail

Instauration des CHSCT dans toutes les entreprises à partir de 20 salariés et augmentation des heures de délégation des membres des CHSCT

Reconnaissance d’un droit d’alerte en hygiène et sécurité pour les délégués du personnel et les IRP, en étendant la notion d’hygiène et sécurité à des questions d’organisation du travail

Instauration pour les directions d’entreprises d’une « obligation de faire » en matière d’hygiène et sécurité

 

Lutter contre les discriminations et le harcèlement au travail

Garantie de l’effectivité du droit et de l’application de la loi en matière de lutte contre toutes les discriminations, notamment en assurant le maintien de la HALDE

Développement du droit à l’information et à l’expression des salariés sur le lieu de travail

Garantie de l’égalité salariale entre femmes et hommes, y compris par la sanction

Sanction contre le harcèlement institutionnel et collectif généré par des méthodes de management

 

Renforcer les moyens de l’inspection du travail

Multiplication par deux du nombre d’inspecteurs et de contrôleurs du travail (actuellement les effectifs de contrôleurs et inspecteurs du travail sont de 2000 agents pour 16 millions de salariés et 2 millions d’employeurs, soit 1 pour 9000 « clients »)

Possibilité pour les inspecteurs et contrôleurs du travail de mettre des amendes contraventionnelles immédiatement payables ou d’ordonner la suspension d’activités (exemple: ordonner la fermeture d’un magasin illégalement ouvert le dimanche)

 

Reconstruire une médecine du travail indépendante et renforcée

Augmentation des effectifs des médecins du travail

Garantie de l’accès de tous les salariés à la médecine du travail

Garantie de l’indépendance des médecins et de tous leurs auxiliaires (infirmières, intervenants des différentes disciplines)

Pouvoir d’alerte effectif donné aux médecins du travail

 

Instaurer une sécurité professionnelle

Les droits liés au travail doivent être associés non plus uniquement à la situation d’emploi, mais au statut de travailleur.

Une sécurité professionnelle protectrice face à la flexibilité et à la précarité (en opposition à la flexsécurité) doit être mise en œuvre.

Garantie aux salariés de l’intégralité de leurs droits (transférabilité et continuité des droits) pendant leur période de recherche d’emploi et de formation. 

 

Publié dans : Motion "Un Monde d'Avance"
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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 20:52

Benoit.jpgPar Benoît Hamon, porte-parole du Parti Socialiste

 

Depuis Dakar, où je participe au Forum Social Mondial, je suis stupéfait du décalage. Ici, on parle biens publics mondiaux, taxe sur les mouvements financiers, lutte contre la pauvreté. Pendant ce temps-là, en Europe, on propose un pavé contre les salaires et l’emploi.

 

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont en effet annoncé vendredi leur volonté d’instaurer un pacte de compétitivité européen afin que chaque pays s’efforce de « s'aligner sur les meilleures solutions, les meilleurs projets ». En réalité, c’est une véritable constitution anti-sociale qu’ils nous préparent. On attendait des mesures pour lutter contre les délocalisations et le chômage, on obtient des décisions pour bloquer les salaires et reculer autoritairement l'âge de départ à la retraite.

 

Toutes les décisions importantes en matière de salaires, d’emploi, de retraites ou de fiscalité seraient déterminées par les gouvernements de la zone euro, à partir d'une vision de la compétitivité économique exclusivement fondée sur la baisse du coût du travail et non plus en fonction de progrès sociaux ou des aspirations des peuples concernés. Accepter ce pacte de compétitivité reviendrait donc à priver les peuples de leur libre-arbitre en matière sociale.

 

Si ce pacte était adopté, il fermerait définitivement la porte à toute politique économique de relance. Il priverait les pays membres de l’Union Européenne de la possibilité d’augmenter les salaires. Il imposerait aux citoyens un financement  de la protection sociale reposant sur les capacités individuelles et non plus la solidarité entre les générations. Il donnerait comme objectif unique la rigueur budgétaire au détriment de l'éducation, des services publics et de la lutte contre les inégalités. Ces politiques ont déjà été menées dans de nombreux pays, on connaît leurs conséquences : modération salariale, précarité, inégalités femmes – hommes, chômage.

 

Ce pacte de compétitivité revient à abdiquer notre souveraineté en matière économique et sociale. Tout juste, Berlin et Paris concèdent que les parlements nationaux pourraient fixer eux mêmes les modalités de mise en oeuvre d'objectifs qui eux, s'imposeraient à chaque Etat de la zone Euro. En clair, on laisse le choix aux citoyens européens de décider des droits qu'ils veulent perdre et l'ordre dans lequel ils vont les perdre. La facture de la crise est intégralement imputée aux peuples européens tandis que les banques retrouvent leurs niveaux de profit d'avant la crise, que les rendements du capital absorbent toujours tous les gains de productivité et créent des milliers de chômeurs en Europe. C’est le grand bond en arrière.

 

Nous ne laisserons pas ce pacte enterrer définitivement le projet d’une construction européenne tournée vers l’intérêt général et les aspirations des peuples européens.

Publié dans : Benoit Hamon
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 19:03

Notre parti est devenu féministe. Ce ne fût pas simple mais la volonté politique de nos dirigeants a permis la modification des statuts en faveur de l’implication des femmes en politique.

Pour autant, trop peu de personnes mesurent encore l’impact du féminisme sur le droit commun français.

C’est pourquoi, Nathalie Pigamo, Secrétaire fédérale à la Formation, et Gaëlle Lenfant, Secrétaire fédérale aux Droits des Femmes proposent une matinée de formation intitulée

« Qu'est ce que le féminisme? Historique - Principes – Illustrations »

animée par Caroline De Haas, formatrice et cofondatrice de l'association Osez le féminisme

Samedi 22 janvier 2011

À la Fédération

Accueil à partir de 10h, début des travaux à 10h30, fin des travaux à 13h

Publié dans : Militantisme
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NON
au pacte Merkel-Sarkozy
Non à l'austérité salariale
Non à l'allongement de l'âge de la retraite
Non à l'interdiction des déficits dans la constitution

http://www.unmondedavance.eu/local/cache-vignettes/L180xH114/arton919-ed609.jpg

SIGNEZ LA PÉTITION!

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Agenda

Élections cantonales: Premier tour
Dimanche 20 Mars

Élections cantonales: Second tour
Dimanche 27 Mars

Le projet: la "Convention des conventions"
Vote des militants: 19 Mai
Adoption définitive en convention nationale: 28 Mai 

Primaires
Dimanches 9 et 16 Octobre 

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